Pratique du tir en Rissha

Document ANKF
Traduction et relecture : Stéphane Louise, Claude Luzet et Yumi Minaminaka

De façon fondamentale, les mouvements sont effectués avec la respiration, mais lorsque les mouvements de Rissha (tir debout) et de Zasha (tir avec descente en kiza) sont différents, en posant comme point important l’harmonisation du tireur en rissha avec les tireurs en zasha, la façon de s’harmoniser s’établit de la façon suivante :

Ce qui suit est une liste des points essentiels lors d’un tir d’examen (en Wafuku et avec cinq personnes dans le tachi).

  1. Sur Honza pour s’harmoniser avec hiraki-ashi afin de faire hadanugi (ou mettre le tasuki), faire ashibumi (NdT : lit. écarter les jambes) sans regarder la cible et lever l’arc en face de soi avec deux mains (la corde fait face, et l’arc est tenu de la main droite au niveau de Tori-uchi). Lorsqu’un tireur a déjà fait tasuki-kake, il reste face à la cible jusqu’à ce que les tireurs qui font hadanugi aient terminé et reviennent face aux cibles.
  2. Après la fin de hadanugi (ou tasuki-kake), afin de s’harmoniser avec les tireurs qui font hiraki-ashi pour revenir face aux cibles, faire pencher légèrement l’arc tout en abaissant la main droite au niveau de metsuke-bushi, puis, tout en se tournant face aux cibles, amener l’arc au niveau du flanc gauche (la main gauche doit rester au contact de la hanche). De plus, à ce moment-là, il ne faut pas trop faire monter l’arc.
  3. Sur honza, lorsque les tireurs en zasha montent les hanches, il faut s’avancer un peu pour conserver l’alignement.
  4. Sur shaï, afin de s’harmoniser avec les tireurs en zasha qui font hiraki-ashi pour se mettre face à Waki-shomen, faire ashibumi en regardant la cible.
  5. Pour s’harmoniser avec le yatsugaé des tireurs en zasha, procéder à yatsugae à hauteur d’épaule (le visage s’installant dans l’intervalle entre la corde et l’arc). Poser motohazu de l’arc en haut du genou gauche à l’aide de Ensô, en tenant le hazu de la flèche et avec le sentiment de faire une offrande.
  6. Au moment où le précédent tireur en zassha se lève, prendre otoya (si haya a déjà été tirée, faire tsuru-shirabe), puis au tsurune du précédent, faire torikake et procéder au tir.
  7. Après avoir tiré haya, une fois monomi-gaéshi terminé, fermer ashibumi tout en se tournant vers les cibles, puis revenir sur honza, enfin sans poser sa pointe d’arc au sol, rectifier la position de otoya.
  8. Au tsurune de ochi, revenir sur shaï, puis sortir du shajô après le tir de otoya.

Remarques :

  • Pour mochi-mato-sharei ou bien hitotsu-mato-sharei, après  sur sadame-no-za ou sur honza, pour s’harmoniser avec les tireurs en zasha qui relèvent les hanches, avancer un peu afin de s’aligner.
  • Pour mochi-mato-sharei, en cinquième position après avoir tiré haya et fait monomi-gaéshi, rester dans la même position ou bien refermer ashibumi. Et puis faire yatsugaéavec le reste du tachi.
  • Lorsque l’on fait un mochi-mato-sharei en rythme « monomi-gaéshi no ma-aï», effectuer le mouvement suivant au moment où le tireur précédent comment à reculer sur honza.
  • Lors d’une compétition,
    1. Après le tir de haya, on effectue le tir de otoya en restant sur shai.
    2. Dans une compétition où on tire quatre flèches, lorsque le tireur met les deux flèches suivantes au sol ou les reprend, il doit poser motohazu de l’arc au sol.
  • En ce qui concerne les autres points, se référer au recueil de questions-réponses édité par la fédération japonaise.
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